Publié le 31 Juillet 2015

Bienvenue à bord, nous allons visiter la Croatie. Avec cette chaleur qui s'est abattue sur le pays, cela va nous faire du bien de prendre le large!

Pour débuter le voyage, un petit tour à Venise. Mais alors, un tout petit tour et tant de choses à voir.

A la fin du voyage, Venise sera encore présente avec sa magie théâtrale.

Venise
Venise

A la fin du voyage, vous verrez Venise en long, en large et en travers, mais pour l'instant nous allons commencer par Split, la seconde ville la plus peuplée de Croatie.

Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire de cette ville car j'ai tant de choses à écrire!

Mais comme d'habitude , je ne vous laisse pas sans rien puisque j'ai trouvé ce lien qui vous fera rentrer dans l'histoire de Split

Pour moi, Split commence par la marche. Euh! plutôt les marches!

Split

J'ai compté les marches comme des pétales de fleurs pour me donner du courage.

Fleur sauvage

Arrivée au sommet, j'étais comme une fleur desséchée, mais je fus récompensée par le panorama de la baie, en écartant de sa vue les buildings qui entourent cette ville.

fenêtre en fer
La ville de Split
La baie de Split

La magie de Split se découvre la nuit quand on se promène sur la place où se situe l'ancien palais de l'empereur romain Dioclétien. Il en reste quelques vestiges, mis en valeur par une lumière diffuse, et là c'est carrément magique!

Palais Dioclétien
Le Palais Dioclétien
Palais Dioclétien
Palais Dioclétien Split

Un petit passage dans la ville de Korcula, bâtie sur une presqu'île, avec de jolies ouvertures sur la mer.

Korcula Croatie
Ville de Korcula

George Bernard Shaw a écrit "Ceux qui cherchent le paradis sur terre doivent venir à Dubrovnik".

Je ne cherchais pas puisque je l'ai déjà trouvé, mais j'y suis allée quand même!

Dubrovnik est entourée d'une muraille fortifiée longue de 1940 mètres.

Situé à l'extrémité sud de la Croatie, au climat méditerranéen favorable à la plantation des orangers, des citronniers et des mandariniers.

Dubrovnik

Armée de mes baskets préférées, j'ai fait le tour de la vile en passant par le Stradun, une grande artère pavée à éviter en pleine journée!

Dans tout ce que j'ai visité, j'ai été agréablement surprise par la propreté des villes.

On a de temps en temps l'impression que les pavés sont cirés!

Le stradun. Dubrovnik

Et j'ai continué à grimper. La Croatie, c'est très bon pour les mollets.

Si vous voulez connaitre un peu mieux cette superbe ville, vous pouvez lire son histoire sur le site de l'Unesco. Parce que si je vous raconte toute l'histoire des villes que j'ai traversé, je vais en avoir pour toute la nuit!

La cathédrale de Dubrovnik renferme une des plus prestigieuses collections de reliques en or et en argent d'Europe.

La cathédrale de Dubrovnik

Et juste à côté, une terrasse de café très agréable!

café de Dubrovnik

Evidemment il y a toujours un moment ou vous devez monter.

les ruelles de Dubrovnik

C'est une ville où les chats sont jardiniers!

les chats de Dubrovnik

Et oui, vous ne rêvez pas, c'est bien Kinekelly! un autographe?

chats de Dubrovnik

Si j'ai une petite remarque négative (mais alors, toute petite!) sur les villes de Croatie, c'est que la restauration des villes est chapeautée par de nombreux toits reconstruits en tuiles neuves, et là, je vois un peu rouge!

les toits de Dubrovnik
La ville de Dubrovnik

Ne pas quitter cette ville sans avoir parcouru une vingtaine de kilomètre au sud, pour arriver dans le village de Cavtat.

En me promenant dans ce petit village, je fus attiré par une pancarte qui signalait un musée.

J'ai découvert une petite perle comme je les aime pendant mes voyages.

La maison natale de Vlaho Bukovac, l'un des plus grands peintres croates de la fin du XIXème siècle.

Derrière les volets clos, je suis tombée sous le charme!

Maison de Vlaho Bukovac

Son atelier est toujours en place.

On peut admirer plusieurs de ses oeuvres.

atelier de Vlaho Bukovac
vlaho bukovac
vlaho bukovac

Voilà ce que j'aime dans les voyages. Découvrir de petites perles là où on ne les cherche pas!

Une surprise cachée dans une ruelle de village.

Une maison dont les murs sont parsemés de peintures fanées par le temps, où de petites mains travaillent lentement pour faire ressurgir l'histoire de ses fresques.

La découverte d'un talent qui fait vibrer l'âme.

vlaho bukovac

Après tant d'émotion, un retour en ville s'impose pour s'installer à la terrasse d'un restaurant situé dans le centre ville.

Vous voulez une adresse?

Je n'attendrai pas la réponse, je vous conseille Proto. un restaurant aux tables élégantes avec ses verres de Venise et ses nappes blanches.

restaurant Proto à Dubrovnik
verre de Venise

En voilà un qui a profité de la bonne cuisine traditionnelle servie dans ce restaurant!

le sommeil du chat

Observer la ville jusqu'au coucher du soleil, avant le départ pour Kotor.

Se promener sous les arcades du palais Sponza.

Vous me suivez?

Dubrovnik
arcades du palais Sponza
palais Sponza. Dubrovnik

Arrivée dans les bouches de Kotor. Une véritable aquarelle naturelle.

Pas de mot, que mes yeux pour admirer!

je ne peux pas me détacher de ce spectacle incroyable de l'arrivée au petit matin dans les bouches de Kotor.

J'essaie d'imprimer cette sensation, de la saisir en images.

En les regardant à nouveau, je me retrouve là-bas.

les bouches de Kotor
bouches de Kotor
Arrivée dans les bouches de Kotor

Une découverte à ne pas manquer, les deux petites îles se trouvant environ à 25mn de route pour atteindre la ville de Perast. Deux petites îles situées dans la baie.

L'île de Saint Georges ne se visite pas , et l'île de Notre Dame du Rocher, un îlot entièrement construit par la main de l'homme.

Ce petit îlot possède une église datant du XVIIème siècle qui vaut la patience d'attendre pour en faire la visite!

Derrière l'église se trouve un petit musée.

La visite de cette petite île n'est pas très longue mais vaut largement le détour.

A ne pas manquer.

notre dame du rocher. Perast
île de st georges
musée de notre dame du rocher Perast
musée de Nptre Dame du Rocher Perast
musée de notre dame du rocher perast
Notre Dame du Rocher Perast

Rentrée à Kotor, j'ai eu comme une envie terrible de monter tout en haut de la forteresse de Saint Jean.

Il faisait très chaud. 4,5km de grimpette.

C'est en tout cas ma façon de voir si mes petits mollets ont retrouvé la forme!

Cette montée est tout à fait à conseiller car vous êtes récompensé par une vue splendide.

La forteresse de Kotor
La forteresse de Kotor

Je n'ai pas compté les marches, il parait qu'il y en a plus de mille!

Les marches de la forteresse de Kotor

Arrivée au sommet j'ai savouré ma récompense. La descente a été beaucoup plus rapide!

panoramique du sommet de la forteresse de Kotor
la ville de Kotor

Le soleil se couche, appareillage pour Hvar, riche d'un patrimoine culturel et historique, mais dont je n'ai pas trop profité.

Il fallait choisir en fonction du temps et forte de l'expérience de la veille, j'ai continué à grimper!

Une belle randonnée sauvage de Velo Grablje à Malo Grablje.

Ce site était surtout connu pour ces champs de Lavande.

Il n'en reste malheureusement plus grand chose.

J'ai entendu dire que certaines personnes s'intéressaient à cet endroit pour le faire revivre et planter à nouveau des champs de lavande.

Allez-y, je trouve cette idée géniale!

ancien champs de lavande de Malo Grablje

Malo Grabjle est un village presque abandonné, mais certaines personnes essaie de le maintenir en vie en vous offrant une petite restauration sur une terrasse ombragée.

Malo Grabjle
statue de cuisinier
rosier grimpant
ruine du village de Malo Grabjle

En avant vers Rovinj qui n'est plus une île car en 1763, Rovinj a été relié au continent.

Rovinj

Retour à Venise où je vous ferez faire un tour la prochaine fois car comme on dit en Croate,

Dobra vecer et laku noc

Bonne soirée et Bonne nuit.

Un grand merci pour tous vos commentaires pour le billet précédent.

Publié le 26 Juillet 2015

Une histoire d'amour, cela commence souvent par, "il était une fois".

Je ne vais pas déroger à cette règle mais j'avoue que cela m'aide aussi à trouver le fil de mon histoire.

Ceux et celles qui me suivent depuis plus de 6 ans connaissent mon amour pour les chevaux et savent dans quelle situation pénible se trouve ma petite frisonne depuis plus de deux ans.

A son histoire de tendinite s'est rajouté une vilaine bactérie dans son sang qui lui a valu dix jours dans une clinique avec pose de cathéter pour lui administrer une bonne dose d'antibiotique toutes les six heures.

Plus de balade, plus de gambade dans les prés, mais je croise les doigts pour que tous les soins donnés, amènent à sa guérison complète.

Voilà l'introduction pour situer l'ambiance dans laquelle je me trouve au moment où......

Il était une fois, une cavalière à pied, allant soigner sa jument, comme tous les jours de ce mois de février.

C'était en fin de journée, une soirée sombre et froide.

Au bout de la grande rangée de box, se trouvait un affreux camion ouvrant sa grande gueule pour faire rentrer une jument apeurée.

La scène me dérangeait beaucoup, j'étais mal à l'aise.

Je décidais de faire le gros dos et me mêlais de mes affaires car je savais que cette jument était en transit pour satisfaire un petit commerce de chevaux au sein du club. Vite fait, mal fait, mais difficile de sauver le monde.

Têtue comme mon âne, je tournais les talons pour retrouver ma jument.

Mais voilà...

Imaginez un peu la scène. Les visages tendus, les larmes d'une jeune cavalière essayant de toutes ces forces de faire rentrer la grande jument dans ce trou noir, j'ai lâché ma brosse et me suis approchée.

Mais que se passe t-il ici?

J'entends le réponse de la business woman. Cette jument a un problème et ne peut travailler. Je la rends au marchand de chevaux qui l'emmène à l'abattoir.

Je rentrais tout juste de voyage et j'avais aperçu de beaux yeux en face du box de ma jument. C'était bien cette jument qui se débattait maintenant.

Vous est-il déjà arrivé d'être poussé par des voix intérieures et sans l'ombre d'une réflexion, mes lèvres ont prononcé le mot "combien?"

Oui, vous l'avez compris. Combien faut-il à ce marchand pour le faire changer d'avis.

J'ai entendu "ok" et l'affaire était faite.
je me suis retrouvée en une seconde et demie, propriétaire d'une jument dont je ne connaissais que ces grands yeux.

D'un ton autoritaire qui me surpris moi-même, j'ordonnais qu'on remette la jument dans son box.

J'ai vu des sourires, une atmosphère retrouvant la légèreté, puis tout le monde s'en est allé.

Je me suis retrouvais seule, face à face avec les grands yeux et ma petite voix intérieure me disant " et maintenant, à toi de te débrouiller!"

Bizarrement, j'ai réussi à dormir en remettant au lendemain, la panique qui restait au fond de mon coeur.

Mais le lendemain ne s'est pas fait attendre!

Au réveil je savais que ce n'étais pas la peine de me pincer, je n'avais pas rêver mes frasques de la veille!

J'ai mis trois jours pour comprendre la portée de mon acte. Cherchant de l'aide autour de moi, pour replacer cette jument dans un environnement ne la mettant pas en danger.

Pendant ces trois jours, j'évitais son regard.

Après les évènement du mois de janvier, je me sentais encore perdue. Voilà sans doute la raison de mon absence. 

Mais je vois que tout le monde a survécu!

Ne trouvant pas de solution, j'ai arrêté ma course folle. 

En regardant son livret d'identité, j'ai cherché à la connaître.

 C'était le premier morceau de puzzle que je commençais à poser.

J'ai fini par comprendre qu'il me fallait la regarder dans les yeux.

Et là commence mon histoire d'amour. Nous nous sommes regardées!

J'avais en effet en face de moi une grande jument aussi perdue que moi.

Le marchand qui l'avait emmené avait dit qu'elle était folle dangereuse et qu'elle était tout juste bonne pour l'abattoir. Alors les premières fois, je me suis fait aider pour l'emmener au pré au cas où cette folle dangereuse aurait envie de se venger des humains qui ne cherchaient pas à la comprendre.

Il ne m'a pas fallu longtemps pour partir seule avec elle, et combattre mes appréhensions.

Elle me cherchait et je la cherchais.

Le moindre mouvement de tête exprimait la recherche de la confiance. Je finissais par lui montrer ma timidité, elle me montrait la sienne.

J'étais conquise.

Quand elle est perdue, je la sens approcher son bout du nez près de ma main pour respirer mon odeur.

Je ne porte que le parfum de moi-même. Celui sans doute qui rassure les chevaux!

J'ai fini par me poser les vraies questions.

Un coup de fil au vétérinaire pour connaître son problème physique.

J'espère que vous aimez les chevaux car cela risque d'être long.

Mes doigts tapent à une vitesse vertigineuse, me faisant revivre des moments impossibles à oublier.

Le vétérinaire me demande de la faire tourner à la longe. Je vais enfin la voir. L'observer, la contempler en prenant mon temps.

Un simple licol et une appréhension au ventre, je la fais tourner et je la vois, telle qu'elle est. Souple et ravissante.

Une arrière main puissante, un ventre montrant qu'elle a donné la vie au moins une fois.

J'ai retrouvé sur internet, un joli petit poulain dont elle avait donné naissance juste l'année passée.

Son pas est d'une élégance à la Ines de la fressange!

Son trot me laisse la bouche ouverte.

Le vétérinaire ne disait pas un mot. Il était tombé sous le charme.

Pas de panique, il fallait cherchait le fond du problème.

D'un commun accord, je décidais de lui faire passer le test des radios.

Le problème fut posé. La jument a une anomalie de développement des articulations, l'ostéochondrose, plus simplement appelé l'OCD.

Je ne vais pas vous faire un cours sur l'OCD, mais en résumé, ce sont de petites formations cartilagineuses qui se forment autour des jarrets ce qui peut provoquer souffrance et boiterie. Voilà le problème de cette jument folle dangereuse.

Refusant de céder à la panique stupide et improductrice, je me renseigne, j'apprends, je lis, j'appelle.

Trois vétérinaires se trouvent sur ma liste, et comme par hasard, les trois m'appellent le même jours, un le matin, un le midi et un le soir. 

Ceci n'est qu'un détail, pour moi il avait son importance. J'étais à l'écoute.

Tous les trois ont posé le même diagnostic. C'était opérable, on pouvait tenter. Il fallait tenter.

Mon premier choix s'est porté sur l'adresse donnée par un ami venu à mon aide. Cela me parut évident. C'était l'appel du midi mais c'était sans compter l'appel du soir qui me faisait douter.

Les trois étaient certainement très bons et je ne m'étais pas en doute leurs compétences, mais il y avait ce coup de fil du soir, celui qui m'intriguait, qui m'attirait et pourtant c'était la seule adresse qui ne m'était emmené par personne.

Je l'avais tout simplement trouvé sur internet en tombant sur un forum de cavalière de dressage parlant de l'OCD.

J'ai plongé, la peur au ventre mais bien décidé à suivre cette intuition qui se mettait timidement en marche.

Nous avons décidé d'une date. C'était l'adresse la plus éloignée. 

Seulement trois jours pour apprendre à la jument à rentrer dans un van.

Allait-elle tout démolir? Allait-elle me remettre en face de ma folie? Rien de tout cela ne s'est passée.

Quatre heures de route après, la porte de la clinique s'ouvrait.  

J'arrivais dans le paradis des chevaux en souffrance.

Un homme aux yeux francs et sincères, m'accueillit. Me sentant perdue et anxieuse, il trouva les mots pour me rassurer.

La jument fut endormie. J'eu la permission d'être au coeur de l'évènement, assistant à l'opération, prenant des photos, filmant, posant des questions. Ne voulant pas déranger mais voulant tout savoir!

Me voilà obligée de passer tous les détails de peur de devoir écrire des pages qui deviendrait un livre. Je raccourcirai donc la suite des évènements, mais les photos sont assez parlantes.

Trois semaines de box. Trois semaines de marche au pas et trois semaines de paddock pour savoir si ma folle jument peut compter sur des jambes réparées et solides.

Profitant de cette période un peu compliquée, je m'aperçois que la jument à une sensibilité à fleur de peau, en recherche permanente de la confiance indispensable pour ne pas se laisser submerger par ses émotions.

Se sentant trahi par ce non respect de son côté sensible, elle s'est vu jugé à tort, d'un caractère de cheval dangereux.

Le temps est mon principal allié. Prendre sont temps et laisser passer ce langage verbal et muet qui permet de se comprendre et de s'apprendre.

Il est temps de vous la présenter et de vous remercier pour tous vos messages.

Pendant cette longue absence, je vous ai suivi en silence. Il me fallait ce silence pour laisser une nouvelle énergie se remettre en route après ce début d'année riche en évènement!

Voici Iluna, mon histoire d'amour.

 

jument bai brune
opération ocd du cheval
opération ocd du cheval

Les blessures n'empêchent pas une note d'humour.

Les bandages devant être changés tous les deux jours, c'était une fois les petits moutons, une fois les petits cochons, puis les tracteurs et les vaches!

bandages chevaux

Ce n'est évidemment pas la fin de mon histoire.

je pense qu'elle va durer longtemps, longtemps.

Riche en enseignement, Iluna m'a déjà appris à laisser parler mes intuitions ou plutôt à leurs donner toute ma confiance, à rentrer mes peurs et gagner de l'assurance.

Elle m'apprend le langage animal qui m'a toujours accompagné.

Elle me rassure en cherchant chez moi le confort moral et la stabilité.

Au début du mois de septembre, je mettrai à nouveau le pied à l'étrier si Iluna le veut bien!

Je vous laisse car je vais soigner mes éclopées de la vie!

A bientôt

jument bai brune

Publié le 25 Juillet 2015

Il y a quelqu'un?!

la coccinelle

Mince alors...Il n'y a plus personne.

Dommage...je voulais vous raconter une histoire d'amour.

J'aime bien les histoires d'amour..et vous?

Rédigé par KineKelly

Publié dans #coccinelle