Publié le 27 Juin 2014

Enfin partie grimper pour essayer de répertorier les fleurs de montagne.

Cela se mérite, je vous assure!

Des heures de marche dans des chemins abrupts mais tellement beaux. L'air est pur, quand le souffle commence à manquer, une petite fleur se présente pour m'inviter à une petite pause.

fleurs de montagne

Je me sens toute petite au milieu de ces falaises et pourtant sereine tant le calme règne au milieu de ce paysage époustouflant. Maya coure dans tous les sens. Je la vois quelquefois disparaitre au dessus du vide, alors je siffle, je m'inquiète mais la voilà qui remonte de je ne sais où, aussi souple qu'un chevreuil.

falaise de montagne

La faune et la flore cohabite en douceur. Pas de stress, les pas sont mesurés, la musique vient des oiseaux et des cours d'eau. Il est presque gênant de respirer fort quand l'effort est intense!

On a l'impression qu'on pourrait grimper sans jamais s'arrêter, toujours plus haut, toujours plus beau. Cette espace inaccessible en hiver devient en été une invitation à la contemplation.

Paysage de montagne

Les chemins se croisent, la descente est amorcée, Maya s'énivre du parfum des fleurs et coure toujours aussi vite mais avec un art de ne pas déranger. Quand je la vois remonter, j'ai l'impression d'un film au ralenti! mais comment fait-elle? je me suis dit qu'un jour je la filmerai pour vous prouver ce que je dis!

fleurs de montagne

La récompense est au bout du chemin. Une halte s'impose dans des chalets venus de nulle part. Un accueil chaleureux des montagnards qui connaissent l'effort accompli pour venir jusqu'à eux.

chalet ancien

Maya peut enfin se reposer, privée de liberté pour quelques instant afin d'éviter la visite des cuisines qu'elle affectionne particulièrement!

labrador noir

Après l'effort, le réconfort. Je tombe sous le charme de cet endroit pas si sauvage que ça. La maitresse des lieux a su dompter quelques mètres de terrain en pente pour y planter son potager.

potager de montagne

Tous les volets du chalet sont en accord avec la nature.

Volet de chalet

Les couleurs un peu vives font ressortir l'accueil de cet endroit. C'est qu'il faut être vu quand on est perdu au milieu des montagnes!

restaurant de montagne

Les forces reviennent vite pour reprendre le chemin du retour. Les nuages deviennent enveloppants mais le soleil résiste.

Paysage de montagne

Maya si tu continues à sentir cette fleur, tu vas éternuer!

Fleur de montagne

Non, pas celle-ci non plus!

fleur de montagne

Dimanche sera le jour du retour, mais la montagne a su me conquérir. Il y a encore tant de fleurs à découvrir, tant de chemins à conquérir.

fleurs de montagne

Toutes ces fleurs seront répertoriée dans mon nouveau blog, qui se veut être un carnet de "trucs et astuces pour le jardin"

Pour moi, un livre de bord, pour ceux ou celles qui voudront s'inscrire, un partage de connaissances sur la flore et la faune.

Alors je vous dis à bientôt.

fleur de montagne

Publié le 25 Juin 2014

Il y a les douées qui auraient mis quatre heures, j'en ai eu pour quatre jours!

Un petit banc bien dur qui demandait à se radoucir. Je l'ai habillé d'un coussin que j'ai matelassé sans demander la permission à mes petits doigts qui me font la tête toute la soirée!

Et voilà pourquoi j'ai du retard sur le travail que je me suis promise de terminer avant la fin de la semaine.

Demain je grimpe sur un plateau en espérant trouver ces fameuses fleurs à mettre dans mon nouveau blog.

Quoi, un nouveau blog?!! Il est déjà sur la toile mais je le garde secret car il est maintenant trop jeune et bien trop timide pour se montrer.

Bien sûr, Kinekelly reste ce qu'il est!

Cela me permet de rester en contact avec des amis lointaines, mais aussi des amis...is!

Sans oublier vous tous, que je ne connais que virtuellement, avec qui je peux papoter par mails ou sur les commentaires. J'en profite pour vous remercier de tous vos passages. Je lis avec bonheur, souvent avec un sourire au coin des lèvres, tous les mots que vous me laissez. En ce moment, je n'ai pas trop le temps d'y répondre mais j'y pense!

Revenons à nos moutons, celui-ci n'est pas garni de laine mais c'est tout aussi confortable!

coussin matelassé
coussin matelassé
Fleurs de montagne

Publié le 24 Juin 2014

Perdue au milieu de nulle part, je suis en train de répertorier les fleurs de montagne pouvant respirer entre 1500 et 2000 mètres d'altitude. C'est une activité qui me va tout à fait.

Aujourd'hui, je me suis offert un petit bouquet en faisant attention de ne pas couper les racines. En rentrant d'une longue marche, j'ai déposé mon trésor printanier dans le petit panier de La Prunelle. Il a l'air fragile comme ça mais il cache bien son jeu. La montagne lui va si bien!

bouquet de fleurs de montagne

C'est une vraie météo d'altitude. Tantôt un ciel sans nuage puis c'est la tempête, j'ai même eu de la grêle. Aujourd'hui les montagnes étaient cachées sous un épais manteau de brume. Que me réserve la journée de demain? A chaque jour sa surprise!

Paysage montagneux

Pas question de grasse matinée. Le son des cloches est un excellent réveille matin! Je les ai compté devant ma fenêtre, treize magnifiques vaches se lancent dans un concert à faire pâlir la fête de la musique!

Le collier des vaches

Il y a beaucoup de travail ici, sans compter mes trois copines qui n'ont pas besoin de parler pour se faire entendre!

Folie n'a pas trouvé mieux que de marcher sur un objet tranchant et cela dès le premier jour. Résultat des opérations, je lui ai fabriqué une poupée à changer quotidiennement, mais qui l'oblige à marcher sur trois pattes.

teckel kaninchen

Dès le pansement terminé, elle s'amuse à trouver des astuces pour l'envoyer balader. Mais la dernière astuce, c'est moi qui l'ai trouvé!

Un bout de carton, une paire de ciseau et du scotch de peintre, le tour est joué!

Au bout de quelques jours, sa patte va beaucoup mieux. Je lui fais un pansement avec un mélange d'huile d'olive, de trois gouttes d'huile essentielle de tea tree et d'une cuillère de miel. Dans la nature, on fait "naturel"!

teckel kaninchen

Maya fait des mondanités et me ramène du monde à la maison!

labrador noir

Ce qui ne plaît pas beaucoup à la petite dernière!

teckel kaninchen

Mais il ne faut pas que j'oublie la qualification des fleurs de montagne avant que certaines gourmandes aient ratissé les verts pâturages!

les vaches montagnardes

Si on peut plus rigoler!

collier de vache

Plus que quatre jours pour terminer mes photos, c'est de la folie!

fleurs de montagne

Surtout si je reste une heure devant chaque fleur!

fleur de montagne
Le brouillard en montagne

A bientôt.

Publié le 9 Juin 2014

Depuis quelques années, l'hydrangéa grimpant s'est installé sur la façade de la maison envahissant les fenêtre et bloquant les volets. Un nettoyage était nécessaire mais je voulais lui laisser toute liberté d'envahir les murs car le charme d'une maison enfouie sous la verdure me fait rêver.

En tirant délicatement sur une grosse branche, aidé par une spatule de peintre, car le bougre avait planté sérieusement ses griffes dans la brique, j'ai découvert un nid merveilleusement formé avec quelques belles plumes et duvets, mousses et brindilles. Je trouvais le nid trop frais pour être déjà abandonné. En vitesse, j'ai reculé en me cachant derrière un arbre et j'ai attendu pour voir si je n'avais pas dérangé un habitant ailé.

Un troglodyte mignon est apparu avec quelques brins de mousse dans le bec. Que pouvais-je faire? Son nid était tellement bien caché sous la gouttière. Je l'ai observé sautant d'une branche à l'autre, cherchant dans les moindres recoins sont travail perdu.

le troglodyte mignon

Il fallait absolument que je répare mon manque d'observation surtout que l'orage commençait à gronder.

Munie d'un escabeau, je plantais le nid entre trois branches bien solides non loin de son premier repère et retournant dans ma cachette, j'attendais le coeur battant que le troglodyte mignon retrouve sa demeure.

Les minutes furent longues mais le voici revenu. Il ne lui a pas fallu longtemps pour le retrouver. Maintenant je croise les doigts pour que son courage prenne le dessus pour réparer son nid. J'ai ramassé quelques débris et je les ai posé sur une branche voisine comme pour me faire pardonner de mon étourderie.

Le nid du troglodyte mignon

Le troglodyte mignon a deux périodes de couvaison entre avril et juillet.

Ce qui me chagrine dans cette histoire, c'est que le mâle construit plusieurs nids puis se met à chanter pour attirer la femelle. Lorsque celle-ci trouve un nid qui correspond à ses attentes, elle y dépose quelques plumes. Comme vous pouvez le voir, les plumes ont été déposé. Il y a des jours comme ça ou je me donnerais des claques!

La femelle va déposer de quatre à sept oeufs blancs tachetés de brun dont elle va s'occuper toute seule. Le mâle va l'aider à les nourrir et à les protéger, mais il peut avoir beaucoup de travail s'il choisit d'avoir plusieurs femelles...bien fait!!

Au bout d'une quinzaine de jours, les petits pourront quitter leur nid mais seront encore dépendants de leurs parents encore une quarantaine de jours.

Les troglodytes mignons se nourrissent surtout d'insectes comme les moustiques, les araignées mais aussi les pucerons.

C'est sans doute une des raisons de leurs présences autour de la maison. Surtout en ce moment avec le temps qui ne sait pas ce qu'il veut. Tantôt le soleil, l'orage ou la pluie, faisant sortir en fin de journée les petits escargots qui peuvent servir d'apéritif à ces oiseaux. Je n'en ai jamais vu autant, faisant attention de ne pas marcher sur leur coquille jaune striée de brun.

Ils sont vraiment très drôle à observer car les troglodytes s'agitent beaucoup, sautant au pied des buissons ou sur les pavées pour trouver leur nourriture. Personnellement j'écoute leur chant strident quand ils sautent sur les branches. Si vous voulez aussi les écouter pour les reconnaître plus facilement: Cliquez!

La fragilité des troglodytes mignons se trouve en hiver. Leurs petites tailles ne les aident pas à se défendre contre le froid. C'est à cette période qu'il est possible de les voir se regrouper pour se tenir chaud. Les nichoirs sont aussi utiles pour les protéger.

Si jamais le nid est déserté, je le garderai pour leur donner un abri en décembre.

L'hydrangea grimpant est resté sur le mur. Tant pis pour les volets. Mon impatience m'a joué un vilain tour. Il suffisait d'attendre la fin des couvées. La nature est toujours là pour vous donner de belles leçons!

Merci, aujourd'hui j'ai beaucoup appris!

hydrangea grimpant

Publié le 3 Juin 2014

Comme vous le savez maintenant, j'aime parler de sujets différents même si La Nature se place au premier plan de ce petit bout de toile.

Dimanche dernier, j'ai accepté avec plaisir une invitation à déjeuner dans un restaurant gastronomique qui se veut "nouvelle cuisine". J'ai envie de rajouter "inventive".

Le restaurant ne m'était pas inconnu. J'ai eu la chance d'y aller à de nombreuses reprises il y a quelques années, mais j'ai arrêté cette expérience car le jeune chef commençait à prendre un tournant qui ne plaisait pas à mes papilles.

Quatre ans plus tard, je réitérais l'essai avec une curiosité toute neuve et une curiosité aux aguets.

A peine avoir passé le pas de l'entrée, j'ai trouvé un côté austère a une décoration quelque peu changé. C'était juste une première impression accentuée par la vue d'une immense toile peinte en noir et blanc dont je n'arrivais pas à dévier mon regard.

Comme je n'ai pas pris de photo je ne peux que décrire ce que j'ai ressenti. Quelques légumes dansant la carmagnole avec des têtes pas trop sympathiques, dont un avait l'air de cracher ses racines!

Attention, ce tableau est peut être l'oeuvre d'un grand maître actuel mais n'ayant pas peur de passer pour une ringarde, je me suis sentie quelque peu agressée par les yeux dominateurs de ces légumes surexcités!

Enfin à table, ma curiosité était complètement émoustillée. J'oubliai mon premier sentiment et m'accrochais à l'idée que j'allais vivre une expérience culinaire hors-pair.

Un menu comportant plus d'une quinzaine de plats, nous réserverait certainement de grandes surprises. Il faut vous dire que le nombre de plats ne doit pas vous faire peur. Plus vous en avez et plus la quantité de mets servis dans l'assiette rétrécie!

Si vous avez entre quinze et vingt plats sur le menu, n'oubliez pas d'emmener une loupe!

J'ai pris les entrées pour des zakouskis, appréciant la carotte fermentée mais laissant tomber le bâtonnet croustillant à la peau de porc.

Je n'ai pas pris mon téléphone pour prendre tous les plats en photo. Franchement...une petite asperge coupé en tronçons isolée au milieu d'une grande assiette, cela ne vaut pas un cliché!

Mais lorsque j'ai vu arriver l'oeuf, alors là, j'ai craqué. Enfin un plat qui me parlait. Il était tout mignon, un peu perdu aussi mais je l'ai trouvé craquant! Un minuscule petit jaune d'oeuf dans sa coquille surmonté de quelques fleurs gracieuses. Voilà exactement ce qu'il me fallait pour me consoler. Non seulement il était beau mais il était bon avec enfin une saveur de prairie fleurie en pleine saison des graminées.

Une seule cuillère (à café!) aura suffit pour que le rêve passe mais j'en garde l'émotion!

oeuf à la coque

Les plats se succèdent à grande vitesse mais cela n'a pas d'importance, vous n'avez pas besoin de vous arrêter pour chercher le nom d'une saveur oubliée parce que justement on avait dû l'oublier!

Il y a quelques années, le chef de ce restaurant (absent ce jour!) n'avait sans doute pas une ribambelle de jeunes chefs sous ses ordres et devait passer son temps derrière les fourneaux. Je lui trouvais beaucoup de talent. On pouvait se questionner à chaque plat sur la préparation d'une sauce, le goût d'une herbe aromatique ou la technique d'un bâtonnet de chocolat qui vous éclate sur la langue, au moins c'était amusant!

La seule chose qui m'a amusé cette fois c'est de voir les jeunes chefs (tous très sympathiques!) défilaient chacun leur tour présentant leurs plats dont la description était largement plus longue que le temps qu'il fallait pour la déguster et tout ça en anglais!

Mais bon sang de bonsoir, à part le petit oeuf de poulette de barbarie, pouvions-nous espérer être encore étonné? Et bien oui, le clou du clou, l'apothéose du déjeuner intellectuel est arrivée devant mes yeux, ne sachant pas s'il fallait rire ou pleurer!

tartelette

Un crâne de porc surmonté d'une petite tartelette de cervelle de porc...évidemment!

La table est restée en silence quelques secondes, les yeux fixés sur la mâchoire garnie d'une dentition plus ou moins édentée. La petite tartelette, perdue comme un cheveu dans la soupe, tenait au sommet du crâne. Là je me dis que mon intellect doit se mettre en marche au risque de passer pour une gourde!

Mais rien ne vient, pas la moindre réflexion Nitchéennne. A ce moment, j'ai enfin compris que la cuisine intellectuelle se transformer en cuisine nombrilistique ( absent au dictionnaire! ). Le squelette est reparti avec sa cervelle.

Heureusement les desserts ont fait tomber la vapeur. Ils étaient aussi calmes qu'inexistants. Je n'en ai gardé aucun souvenir.

Si je ne donne pas de nom c'est tout simplement parce que je voulais seulement vous parler de l'évolution de la gastronomie car ce qui est intéressant à savoir c'est que ce restaurant est très bien classé et les critiques sont en général excellentes.

Comme quoi tous les goûts sont dans la nature!

Ma décision est prise, j'y retournerai dans quatre ans!

Pour en terminer avec la cuisine, je voudrais vous signaler le très joli blog de Delphine qui vient de changer d'adresse: Le plaisir des mets.

Demain je cuisinerai sa salade de pommes de terre nouvelles aux petits pois frais.

Comme une envie de revenir au plaisir simple!

salade de pommes de terre